La Suisse contre l'huile de palme

La Suisse contre l'huile de palme

Depuis des années, les plantations de palmiers à huile s’étendent à une vitesse vertigineuse en Malaisie. Depuis la disparition de Bruno Manser, la superficie de monocultures de palmiers à huile a triplé dans l’État malaisien du Sarawak..

Avec l’Indonésie, la Malaisie est le plus grand producteur d’huile de palme au monde. Les plantations gagnent chaque jour une superficie de plus de 300 terrains de football, pour assurer la production annuelle de 20 millions de tonnes d’huile de palme malaisienne. Les plantations de palmiers à huile non seulement détruisent des forêts tropicales de grande valeur, mais bien souvent elles retirent aux populations locales leur base vitale et leur droit à disposer de leurs terres. Chaque année, des dizaines de cas de plaintes territoriales voient le jour contre des entreprises d’huile de palme malaisiennes qui pénètrent leurs terres dans le seul État du Sarawak. Faisant fi de cela, la Suisse achète une bonne partie de son huile de palme de Malaisie.

Depuis 2012, l’Association européenne de libre-échange (AELE) négocie un accord de libre-échange avec la Malaisie sous la houlette de la Suisse. Le point sensible de l’accord visé est l’huile de palme: l’accord entraînerait une baisse des droits de douane afférents, ce qui rendrait cette huile nuisible considérablement meilleur marché. Pour la Malaisie, cela constituerait naturellement à son tour une incitation supplémentaire à défricher encore davantage des précieuses forêts tropicales humides.

La bonne nouvelle: grâce à notre campagne largement étayée, nous avons à ce jour pu bloquer le libre-échange avec l’huile de palme malaisienne! La problématique de l’huile de palme n’est cependant pas résolue. Nous avons pu obtenir la non-extension du libre-échange à l’huile de palme dans l’accord avec l’Indonésie: la réduction complète des droits de douane sur l’huile de palme a été empêchée. Le texte de l’accord avec l’Indonésie prévoit néanmoins une réduction des droits de douane de 20 à 40 % sur une quantité d’huile de palme définie. La résistance contre l’accord avec l’Indonésie demeure donc à ce jour. Grâce au référendum lancé, la population aura le dernier mot à ce sujet et décidera si elle accepte de l’huile de palme à prix réduit ou non.


Visitez notre site web de campagne pour des informations détaillées


Pour plus d'informations :

- Vidéo - Le Vol des Terres de Mulu - Des palmiers à huile menacent la forêt tropicale

- Dossier huile de palme

- Journal du Bruno Manser Fonds - La tromperie sur les étiquettes de l'huile de palme durable

- Fiche d'information RSPO

- Fiche d'information petits agriculteurs

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